Devenir ostéopathe : les 4 étapes à respecter

Devenir ostéopathe : les 4 étapes à respecter

Le métier d’ostéopathe est l’une pratique de médecine naturelle les plus encadrées. Les aspirants ostéopathes doivent respecter un parcours et un type de formation bien défini pour recevoir leur diplôme final.

ostéopathe

Si tous les chemins mènent à Rome, les chemins vers l’ostéopathie sont assez restreints. C’est un peu comme cela que l’on peut résumer le parcours d’un étudiant ou d’un professionnel (de santé ou non) qui souhaite devenir ostéopathe. Alors que cette profession peut avoir de multiples visages avec des ostéopathes exclusifs et des ostéopathes déjà diplômés en santé (à lire notre article sur le sujet), les moyens d’en faire partie son bien balisés.

Depuis le choix de la formation jusqu’à son contenu, sans oublier les démarches à effectuer avant d’exercer, voici le tour d’horizon des règles qui encadrent la profession d’ostéopathe.

La formation : moment clef de la vie d’ostéopathe

Nul ne peut s’improviser ostéopathe, une formation minimale est imposée par décret. Personne ne peut y couper, pas même les médecins qui doivent suivre au moins 800 heures de formation pour pouvoir pratiquer. Quant au masseur-kinésithérapeute, il doit suivre 1 900 heures de formation dédiée.

Dans ce cadre seules des écoles bien précises peuvent former au métier d’ostéopathe. C’est dans ces écoles que les aspirants peuvent s’inscrire pour espérer être diplômés en fin de cursus. Les écoles doivent alors respecter un cahier des charges très strict pour être agréées.

Etape 1 : L’inscription

L’entrée dans l’école n’est pas systématique, loin de là. Seuls les candidats âgés d’au moins 17 ans et diplômés du baccalauréat (ou équivalent) peuvent postuler. Un dossier complet doit obligatoirement être envoyé incluant un CV, une lettre de motivation, un dossier scolaire complet avec résultats et appréciations.

La sélection sur dossier donne ensuite lieu à un entretien censé évaluer la motivation et les aptitudes de chaque candidat à suivre la formation. Ce n’est qu’à l’issue de ce premier stade que les aspirants ostéopathes admis peuvent commencer leur formation.

Etape 2 : Le contenu de la formation à suivre

Depuis 2014, tous les nouveaux étudiants en ostéopathie répondent aux mêmes obligations de formations réformées par décret et par arrêté. La liste des matières auxquelles doivent être formés les ostéopathes est clairement dressée par arrêté.

Ainsi, chaque aspirant à cette pratique de médecine naturelle doit maîtriser deux volets : tout ce qui relève de son activité professionnelle, d’une part, toutes les compétences qu’il doit développer pour être un bon ostéopathe d’autre part.

L’activité professionnelle

  • Tout ostéopathe doit être formé pour savoir accueillir et informer la personne.
  • Il doit être compétent pour recueillir les informations nécessaires à l’élaboration du projet d’intervention de l’ostéopathe.
  • Il doit savoir réaliser une intervention ostéopathique et suivre les résultats.
  • Il doit être capable d’organiser des activités et gérer l’information délivrée aux autres professionnels et aux autorités.
  • Il doit être en mesure de gérer son cabinet professionnel (administratif, personnel salarié, matériel etc…).
  • Il doit pouvoir effectuer une veille professionnelle constante et suivre des formations continues.

Les compétences

  • Tout ostéopathe doit être formé pour évaluer une situation et établir un diagnostic ostéopathique.
  • Il doit savoir concevoir et conduire un projet d’intervention ostéopathique.
  • Il doit avoir la compétence pour faire une intervention ostéopathique.
  • Il doit pouvoir conduire une relation avec une personne dans un contexte d’intervention ostéopathique.
  • Il doit être en mesure d’analyser et de faire évoluer sa propre pratique professionnelle.
  • Enfin, il doit apprendre les clefs permettant de bien gérer son cabinet.

Tous ces points sont strictement détaillés dans l’annexe 1 de l’arrêté du 12 décembre 2014.

L’arrêté va bien plus loin en détaillant, à son annexe 3, l’ensemble des matières devant être suivies par l’étudiant ostéopathe. Ce référentiel de formation en ostéopathie, extrêmement précis, décrit toutes les connaissances (on parle d’unités d’enseignement) que doit acquérir un naturopathe pour être diplômé.

Etape 3 : choisir une formation d’ostéopathe agréée (mais pas que)

Pour obtenir un diplôme valide d’ostéopathe, il est impératif de choisir de suivre une formation agréée par les autorités. La procédure d’agrément des écoles est, là encore, balisée par décret et par arrêté. Le décret daté du 12 septembre 2014 dresse la liste de tous les critères devant être remplis par un établissement qui souhaite être agréé.

Ces critères sont vastes et portent à la fois sur l’organisation et la gouvernance de l’établissement, sur son équipe et son projet pédagogique, sur son budget, ou encore sur sa capacité d’accueil.

La liste des nombreuses pièces à produire (plus de 60) et le modèle de demande officielle d’agrément sont visibles en annexe de l’arrêté du 29 septembre 2014. Devenir un établissement agréé pour former à l’ostéopathie n’a donc rien de simple.

Malgré tout, ce n’est parce qu’une école est bien agréée qu’elle peut être sélectionnée les yeux fermés par les aspirants ostéopathes. En effet, tout futur professionnel doit bien veiller à ce que l’équipe pédagogique ait les qualifications recherchées et l’expérience nécessaire. Le futur étudiant aura également tout intérêt à se renseigner :

  • sur la qualité de la formation pratique clinique.
  • sur d’éventuels partenariat de l’école avec des professionnels.
  • sur l’enregistrement de l’école au RNCP.

Etape 4 : bien s’inscrire auprès d’une ARS

Une fois le diplôme d’ostéopathe en poche, le néo-professionnel de médecine naturelle ne doit pas oublier de faire une chose capitale. Il doit demander à être autorisé à exercer auprès de l’ARS (Agence régionale de santé) du lieu ou il choisit de pratiquer.

Exemple de la page de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes permettant l’enregistrement du diplôme au répertoire ADELI

Normalement, si le professionnel a bien suivi une formation adéquate en ostéopathie il ne devrait pas avoir de difficulté à être autorisé à exercer par l’ARS. Il reçoit alors un numéro ADELI (Automatisation DEs LIstes). Le répertoire ADELI recense tous les professionnels qui ne sont pas inscrits au RPPS (Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé).

Cette inscription est l’étape finale avant de pouvoir exercer en tant qu’ostéopathe.

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