Curcuma longa, focus sur une épice aux vertus médicinales

Curcuma longa, focus sur une épice aux vertus médicinales

Originaire de l’Inde, du Bangladesh et du Sri Lanka, le curcuma est considéré comme l’une des plantes médicinales les plus puissantes au monde pour améliorer la santé. Ce cousin du gingembre était autrefois appelé « Safran des Indes » lorsqu’on l’a introduit en Europe. En médecine naturelle, on attribue à son principe actif, la curcumine, des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Focus sur cette épice dont les bienfaits étaient déjà exploités depuis 5000 ans.

Le Curcuma longa, depuis des millénaires

Le curcuma longa est avant tout une épice tirée de la poudre d’une racine (rhizome) de la même forme que le gingembre, mais de couleur jaune-orange. C’est d’ailleurs celle-ci qui donne cette teinte jaune au curry qui, rappelons-le, n’est pas une épice, mais un mélange d’épices contenant du curcuma.

Les bienfaits de cette plante sur la santé ont déjà été exploités depuis l’Antiquité dans les médecines asiatiques majeures (MTC, ayurvédique, indonésienne, thaïlandaise). Elle était surtout sollicitée pour stimuler la digestion et améliorer le fonctionnement des organes qui y participent. La médecine occidentale l’a ensuite repérée au XVIIe siècle et l’a introduite dans nos traités médicaux, notamment pour traiter des problèmes de peau, des yeux, de calculs rénaux, du foie, de la rate ou encore des dysfonctionnements urinaires. Des ouvrages de médecins occidentaux du XIXe siècle tels que Leclerc, Parturier et Cazin mentionnent d’ailleurs souvent cette fameuse épice.

Elle est depuis utilisée dans de très larges domaines, en médecine naturelle curative et préventive, mais également dans le cosmétique, la teinturerie pour le « jaune vif » du textile, les currys et autres recettes de cuisine indienne par exemple. La phytothérapie et l’aromathérapie sont les disciplines qui la plébiscitent le plus, à l’image de l’ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy ou Coopérative scientifique européenne de la Phytothérapie).

En cuisine, hormis ses rôles d’épice, le curcuma est utilisé depuis très longtemps comme additif alimentaire pour conserver la valeur nutritive, la fraîcheur et la sapidité des aliments, bien avant l’apparition des conservateurs synthétiques.

Curcuma, curcumine et curcuminoïdes

Le curcuma longa fait partie de la famille des zingibéracées. Son rhizome renferme différents composants dont les teneurs varient en fonction de la qualité de la plante et de la manière dont on l’exploite (racine, poudre, gélule ou comprimés… On retrouve principalement des curcuminoïdes, des composés phénoliques qui confèrent à cette épice ses vertus médicinales, notamment la curcumine, la desméthoxycurcumine et la bidesméthoxycurcumine.

La curcumine est le principe actif le plus important (50 à 60% pour une racine de bonne qualité et 60 à 95% pour une excellente qualité). Elle est la principale origine des propriétés thérapeutiques de la plante, notamment en tant qu’antioxydant et anti-inflammatoire. Associée aux autres curcuminoïdes, elle permet de former des compositions bioprotectrices procurant des bienfaits pour la santé et dont un ratio de composition a été breveté depuis peu (exemple : Curcumin C3 Complex®).

Le curcuma longa contient également :

  • Des fibres ;
  • Des vitamines ;
  • Des huiles essentielles (2 à 4%) ;
  • De l’amidon (45 à 55%).

Pour la valeur nutritive, on retiendra que 100 g de rhizome renferme (selon le cas) :

  • 291 calories ;
  • 3,2 g de lipides ;
  • 22,7 g de fibres ;
  • 44,4 g de glucides ;
  • 9,6 g de protéines.

Les bienfaits thérapeutiques du curcuma longa

Le curcuma propose plusieurs vertus thérapeutiques, parfois qualifiées de miraculeuses. On lui attribue des effets positifs sur pas moins de 600 maladies. Il existe effectivement des vertus thérapeutiques du curcuma longa qui sont reconnues par la médecine conventionnelle occidentale et d’autres qui ne le sont pas, mais qui n’en sont pas pour le moins imaginaires.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît par exemple ses vertus dans la prévention et le traitement des troubles digestifs (prévention des ulcères, de la constipation, intoxication…) et des maladies inflammatoires : rhumatismes, arthrites et affections du système digestif, du système nerveux, des muscles, de la peau…

Cette plante médicinale est également utilisée dans la cicatrisation, le traitement des plaies, du mauvais transit intestinal, de la gingivite, de la diarrhée et ballonnements, ainsi que du syndrome du côlon irritable et autres maladies inflammatoires intestinales. Parmi les bienfaits non approuvés par la médecine conventionnelle, on retiendra ses effets positifs sur le cancer (effet préventif, inhibiteur, curatif et adjuvant) malgré de nombreuses études et témoignages. Il y a également les vertus sur les maladies cardiovasculaires, la maladie d’Alzheimer, le diabète ou encore les problèmes de cholestérol.  

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